Slow Food Montréal recevait La renaissance des appellations
Slow Food Montréal invitait, le 11 février 2008, le regroupement international de vignerons : La Renaissance des appellations.
Pour le plus grand plaisir de nombreux dégustateurs, ces vignerons n'avaient pas oublié leurs vins.
Bref retour sur cette soirée fort agréable dans le monde de la viticulture biologique et bio-dynamique.

L’équipe de Slow Food nous accueille et nous fournit un verre et un carnet de notes. Ce carnet contient les présentations des différents domaines présents.
Passé l’accueil, chaque personne dispose d’une assiette pour accueillir des petits délices et du pain.
Parmi les vins proposés en dégustation, il est impératif de faire un choix : difficile de déguster la centaine de vins des 45 ou 46 domaines différents.
En guise de mise en bouche, nous choisissons la maison Fleury et leur champagne. La soirée commence sur une note fort agréable teintée de l’expression d’un terroir respecté.
J’apprécie les vins d’Alsace. Il faut dire que j’ai le choix :
- Domaine Marcel Deiss (bergheim, Haut-Rhin),
- Domaine Josmeyer (Wintzenheim, Haut-Rhin),
- Domaine Marc Kreydenweiss (Andlau, Bas-Rhin),
- Domaine Ostertag (Epfig, Bas-Rhin),
- Domaine Zind Humbrecht (Turckheim, Bas-Rhin),
- Domaine Valentin Zusslin (Orschwihr. Haut-Rhin).
Impossible de tous les visiter mais c’est la belle occasion de déguster des vins d’une même région de production mais de vignerons différents. De subtils points communs sont présents mais chaque maison a son propre savoir-faire et son identité. C’est très intéressant.
Je ne suis pas surpris d’apprendre des vignerons Alsaciens présents et que j’ai rencontré, qu’ils ne sont pas vraiment reconnus par les particuliers dans leur région. « et je m’en fous ! » nous dit André Ostertag pendant que nous dégustons un de ses pinot-gris. C’est un vin fin, subtil, complexe et moyennement corsé. C’est différent.
André nous explique sa vision et ses manières de faire. Elles ne sont pas équivalentes aux autres vignerons et faire accepter un produit différent prend du temps ; surtout en Alsace par les Alsaciens.
Certains de ces domaines, présents lors de cette soirée, sont reconnus et leur réputation d’excellence fait le tour du monde (Château de la Roche aux Moines, Zind-Humbrecht, Ostertag, Cazes, Bedel). Pourtant, ils n’écoulent pas leur production localement mais surtout à l’export (de 70 à 80 % selon les domaines) et dans la restauration. Ce sont ces marchés que recherche Christophe Ehrhart du domaine Josmeyer.
Nous dégustons son très bel assemblage des quatre pinot (pinot blanc, pinot auxerrois, pinot-gris et pinot noir). C’est un vin qui devrait bientôt être disponible en succursales de la Société des alcools du Québec.
Biodynamie
Ma douce moitié et moi-même dégustons donc des vins issus de la viticulture bio-dynamique. Cependant, cela ne fait pas de nous des experts en biodynamie et pour l’expliquer, je limite les détails que je ne maîtrise de toutes façons pas. C’est donc une explication simpliste et sûrement incomplète.
La biodynamie est une agriculture biologique. Pour la viticulture, Demeter, un organisme de certification, atteste de la conformité des pratiques bio dans la vigne.
La biodynamie présente les spécificités de l’utilisation de préparations précises (les préparats) à base de plantes qui sont pulvérisées dans le vignoble. À cela s’ajoute le respect de rythmes saisonniers, lunaires et cosmiques.
Les partisans de cette agriculture la définissent comme étant l’agriculture de nos ancêtres. On respecte le sol et sa vie indigène mais également la vie de la plante.
La renaissance des appellations
Le regroupement fort de plus de 100 vignerons de par le monde, prône une viticulture saine et respectueuse. Dans les caves, La renaissance des appellations se distingue par l’adoption de pratiques plus strictes. On cherche a garantir une pleine expression des appellations avec leur spécificité climatique, géologique et géographique : des vins authentiques.
Malgré la charte de qualité sévère que respectent les vignerons autour de La renaissance des appellations, la grande majorité des vins dégustés sont très agréables, fins et même très fins et procurent beaucoup de plaisir.
Ressources
- Slow Food Québec ;
- La renaissance des appellations ;
- Plus de détail sur Slow Food dans l’encyclopédie en ligne Wikipédia ;
- L’agriculture bio-dynamique dans l’encyclopédie en ligne Wikipédia ;
- La maison de l’agriculture bio-dynamique.
Date : 4 mars 2008.
Catégories : Pratique du vin et Évènements.
Festival des Vins de Terrebonne édition 2007
Le Festival des Vins de Terrebonne se déroulera au mois d'août, le samedi 11 et dimanche 12. Tout comme les éditions précédentes, ce sera le parc Masson dans le Vieux-Terrebonne qui accueillera les exposants et les amateurs dans un très joli cadre.

Le Festival des Vins de Terrebonne est une bonne occasion de rencontrer des professionnels, des amateurs de vin, des producteurs du Québec et d’ailleurs dans le monde. Le tout est organisé dans un parc en plein-air avec comme fond son étendue d’eau et son jet.
Il n’y a aucun frais d’entrée mais les dégustateurs devront se prémunir de coupons a échanger contre du vin. L’on pourra également acheter du pain, du fromage et bien sûr se procurer un vrai verre à dégustation si ceux fournis (en plastique) ne conviennent pas.
Il sera peut-être plaisant de profiter du soleil mais de l’ombre est facilement accessible et si la pluie est au rendez-vous, le festival se déroulera dans le collège Saint-Sacrement à proximité du parc.
J’étais au Festival des Vins de Terrebonne en 2005 et j’ai réellement passé une agréable journée. On peut découvrir des vins de tous types et provenances et des dégustations de nectars prestigieux seront également proposées aux amateurs de vins.
Date : 22 juillet 2007.
Catégories : Pratique du vin et Évènements.
La température de dégustation des vins
Pour bien apprécier les qualités d'un vin, il faudrait veiller à sa bonne température.
La température de dégustation d’un vin est un point essentiel à ne pas négliger.
Le jugement, que l’on pourrait avoir d’un vin, peut varier selon les goûts de chacun et de chacune ou l’environnement, bien sûr, mais aussi suivant la température. Trop chaud, le vin ne plaira peut-être pas car les arômes sont dénaturés, l’alcool domine ainsi que le boisé ou d’éventuels défauts. Trop froid, vous pourriez passer à côté de la complexité aromatique.
La perception des saveurs comme l’acidité, par exemple, varie également et elle se fait plus présente dans un vin qui se réchauffe.
Connaître son vin
La température de dégustation idéale varie selon le type du vin et son âge. Pour se décider, de l’attitude a adopter vis à vis de la température de dégustation d’un vin, on pourrait commencer par se poser quelques questions :
- est-ce un vin rouge, un vin blanc ou un vin rosé ?
- est-ce un vin corsé ou au contraire un vin léger ?
- est-ce un vin modeste ou un vin très fin ou complexe ?
- est-ce un vin jeune et fruité ou un vin âgé ?
Avoir des réponses à ces questions vous aidera dans votre choix.
Notions simples de températures pour éviter les erreurs grossières
- Dans leur grande majorité, les vins blancs sont les vins servis le plus frais avec les rosés et les vins effervescents ; les vins rouges devraient être servis plus chauds que les blancs ;
- les vins corsés, puissants, tanniques sont souvent servis les plus chauds ; les vins légers, plus bas en température ;
- les vins simples peuvent être dégustés plus frais et les vins complexes peuvent être appréciés avec quelques degrés de plus ;
- un vin blanc ne devrait jamais être dégusté glacé et, sauf exception, jamais aussi chaud qu’un vin rouge ;
- un vin rouge ne devrait jamais être dégusté froid comme un vin blanc ou à température d’une pièce où l’on séjourne pour se relaxer comme le salon ou encore la cuisine lorsque le four réchauffe sensiblement la pièce.
Notion de températures un peu plus précises
- Les vins blancs de préférence pas en dessous de 6 degrés Celsius et pas supérieur à 14 °C ;
- les vins rosés pas sous les 10 °C ni au delà de 12 °C ;
- les vins rouges pas plus frais que 13 °C et pas plus chauds que 17 °C.
Bien évidement, il y aura toujours des vins qui supporterons une température plus basse ou qui mériteraient une température un peu plus élevée. D’un autre côté, n’hésitez pas a faire à votre goût car je suis convaincu que le service du vin, chez soit, ne doit pas devenir un casse-tête mais rester le préparatif d’un plaisir pour tous d’autant plus qu’il n’est pas simple de connaître la température réelle du vin dans son contenant.
En règle générale, si le vin blanc, rosé ou effervescent provient d’une pièce à température agréable pour l’humain, il faudrait anticiper le moment de dégustation afin de pouvoir rafraîchir le nectar. Il en est souvent de même pour les vins rouges car la température de certaines pièces atteint couramment 20 °C et parfois nettement plus. La notion de servir chambré n’est donc plus vraiment d’actualité dans nos maisons d’aujourd’hui.
Finalement, il sera toujours plus simple et plus rapide de laisser un vin prendre quelques degrés supplémentaires plutôt que de le rafraîchir.
Températures par type de vin
Nous l’avons vu, la température idéale est liée au vin lui-même et pour s’y retrouver voici les températures par type de vin avec quelques exemples :
- les vins liquoreux riche en alcool mais bien structurés peuvent être dégustés entre 6 °C et 8 °C. Par exemple : Muscat de Frontignan ou de Rivesaltes ;
- les vins effervescents simples entre 6 °C et 8 °C. Exemple : Crémant d’Alsace ;
- les vins blancs légers de 8 °C à 10 °C ;
- les vins rosés entre 10 °C et 12 °C ;
- les vins effervescents complexes entre 10 °C et 12 °C. Exemple : un champagne de grande qualité ;
- les vins blancs corsés ou liquoreux entre 12 °C et 14 °C. Exemple : Sauternes, Gewurztraminer Sélection de Grains Nobles ;
- les vins rouges légers, très fruités ou simples de 13 °C à 15 °C ;
- les vins rouges corsés, tanniques de 15 °C à 17 °C ;
- les très grands vins rouges ou les vieux vins : jusqu’a 18 °C.
Températures idéales
Vous l’aurez probablement deviné, il est nécessaire de connaître le vin sur le bout des doigts pour le servir à une température idéale. Bien qu’un vin provienne d’une même région et qu’il soit issu du même millésime, aucun vin ne se sert de manière rigoureusement équivalente et l’on peut également penser au réchauffement du vin lorsqu’il entre en contact avec le verre.
Bien servi, mal servi mais il y a toujours a apprendre.
Date : 5 septembre 2006.
Catégorie : Pratique du vin.